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Maedeh Norouzi, PIPELINE DREAMS (série), 2025, tirage photographique (IA), 50 x 70 cm

Alexia Liévin - Espace Allende

Maedeh Norouzi
Fig. 1. Maedeh Norouzi, PIPELINE DREAMS (série), 2025, tirage photographique (IA), 50 x 70 cm

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Fig. 2. Oeuvres de Maedeh Norouzi lors d'ULB s'expose 2025


La collection d’art moderne et contemporain de l’ULB ne cesse de s’agrandir ! À l’occasion de la dernière édition d’ULB s’expose (Salle Allende, 10.10 - 10.12.25), qui avait pour thématique les utopies, certain·es artistes ont fait don d’une œuvre exposée.

Ainsi, l’objet de ce mois du Réseau des Musées est la dernière œuvre à avoir été intégrée à l’inventaire. Ce tirage photographique (Fig. 1) s’inscrit dans l.a recherche de Maedeh Norouzi, artiste visuelle et chercheuse née à Téhéran et aujourd’hui doctorante en Arts et Sciences de l’art à l’ULB et à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Formée au design graphique, à la philosophie de l’art puis aux sciences et images numériques, elle développe une pratique artistique où se rencontrent production d’images fixes, expérimentations vidéo et intelligence artificielle.

Son travail explore les survivances visuelles et les formes de mémoire machinique propres à l’ère de l’Anthropocène. Norouzi y déploie une esthétique du trouble, oscillant entre sublime technologique et désastre latent. Les corps qui apparaissent dans ses images semblent altérés, traversés de pigments toxiques, de textures industrielles, comme s’ils portaient les marques d’un monde en transformation profonde.

Ses vidéos prolongent cette exploration en révélant les aberrations numériques, les dérives du hasard algorithmique et les zones d’indétermination propres aux systèmes génératifs. Loin d’une vision futuriste idéalisée, Norouzi compose des utopies fragmentées, où l’intelligence artificielle produit des figures hybrides et des paysages instables. Le sublime surgit alors du contraste entre effondrement possible et beauté étrange, entre ruine et réinvention.

À travers cette démarche de recherche-création, l’artiste interroge la manière dont les machines reconfigurent nos régimes de perception, de mémoire et d’émotion.
Mis à jour le 15 février 2026